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recueil de poèmes sur mes états d'âme

L'avantage d'être un humain, c'est qu'on a la faculté de pouvoir réfléchir dans le temps :

Publié le 2 Février 2016 par Lourenço Pereira Rosa Maria

Quand on est enfant, on essaie d'apprendre par nous même, parfois en faisant des bêtises, mais nos parents sont là, normalement pour nous aider à ne pas en faire.

Adolescent, on se heurte à eux, car on pense qu'on a plus besoin d'eux pour savoir ce qui est bon pour nous.

Puis vient l'âge adulte, où normalement on est capable de prendre toutes les bonnes et sages décisions.

Mais cela est bien plus complexe qu'il n'y paraît, car dans ce processus d'apprentissage et de construction de soi, on passe par tout un tas de questions et qui parfois, nous mène à demander sans cesse l'aide d'une tierce personne, qu'elle soit amicale, familiale, ou affective …

Enfant,

on marche à quatre pattes, on met tout à la bouche, puis on se lève et on découvre le monde.

Nos parents nous montrent le chemin vers cet apprentissage, quelquefois d'une façon stricte ou parfois d'une façon beaucoup plus relâchée.

Les parents ont tout pouvoir et nous leur sommes attentionnés car c'est ainsi qu'on voit les choses.

C'est naturel.

Adolescent,

on commence à réfléchir par nos propres moyens et on commence à avoir une vision de la vie, d'une autre manière.

Il se peut que l'on passe souvent par des complexes, des abus, des divorces, des moqueries, rackets, tout un tas de phases dont nous seuls entrevoyons le côté obscur, souvent par peur de le dire à nos parents. Alors,vient souvent cette phase où l'enfant s' introvertie, puis s'isole ou même se révolte...

Le parent devient alors, un sujet de discorde...et on pense qu'il ne détient pas tout le savoir pour nous aider.

Souvent parce qu'ils en sont la cause, parce qu'ils n'ont pas su voir, ou tout simplement parce qu'on les met à distance, car on pense être suffisamment solide pour affronter ce qui nous arrive.

C'est conflictuel.

Adulte,

ça y est, on y est enfin dans cet univers où l'on détient la vérité absolue.

Nos parents sont démodés, leur avis ne nous intéresse pas vraiment, car nous avons évolué, mais de notre point de vue... « pas eux ».

Ils nous voient avec leurs yeux de parents, pensant que nous sommes toujours restés enfants, car c'est ainsi qu'ils nous verront toujours d'ailleurs.

Nous on travaille, on s'assume, on se sent fort, suffisamment capable d'affronter tout ce qui se mettra sur notre chemin !

C'est le pouvoir de décision.

Plus besoin de personne ???

Si on cherche bien, était-ce vraiment le cas ??

N'avons nous pas, par moment pris le téléphone, ou la voiture pour leur demander un précieux conseil, voire même un service ?

Ne nous sommes nous pas confiés sur certains petits problèmes existentiels, oh rien de grave, mais pourtant un petit détail que l'on arrive pas à éclaircir tout seul ??

Et quand vient à notre tour, le rôle de devenir parents, ne leur demandons nous pas de nous garder nos chérubins, pour prendre un peu de temps pour nous ?

Ou de les garder lorsqu'ils sont malades, parce que nous ne pouvons pas quitter notre travail ??

Voire même une petite aide, car nous sommes parfois dépassés par leur petit caractère et qu'ils sont parfois ingérables ?

Et comment voyons nous leur avenir justement ? Est-ce que nous reproduisons pas parfois inconsciemment le même parcours que nos parents ? Ou bien on se dit, que nous serons différents, parce que leur éducation ne nous a pas toujours convenu ?

Mais si on cherche bien, vraiment...

Sommes nous capables de dire en toute franchise, que nous avons été des enfants faciles à vivre, des ados compréhensifs ?

Si nos enfants nous font tourner en bourrique, est ce que nous n'avons pas fait pareil ?

Avons nous été présents pour eux lorsqu'ils ont été en difficultés financière ou affective ?

Ont t' ils souffert eux aussi, de par leur passé ?? Pourquoi ont-ils agit de telle ou telle manière avec nous ?

Avons nous pris le temps de discuter avec eux, ou même pris le temps de discuter avec nos propres enfants ?

Avons-nous suivi ou pas le même chemin éducatif qu'eux, ou avons-nous été peut-être pire qu'eux finalement ?...

Qu'attendons nous au juste de nous même, d'eux, et ou de nos propres enfants ?

La vie est un chemin de multiples aventures agréables ou pas, mais ce qui est certain, c'est que rien n'est aussi facile qu'on pourrais le croire...

Je pense surtout que pour vivre pleinement et surtout sereinement, il faut toujours savoir se remettre en question.

Car aussi simple que paraît la vie, elle est pleine d'embûches, et même si l'on devient adulte, rien n'est naturel, tout est conflictuel, et surtout, nous avons tout à fait le pouvoir de décision...

Mais quelles sont les bonnes décisions ?

L'avantage d'être un humain justement, c'est de savoir y réfléchir, de ne pas hésiter à se remettre soi-même en question, et surtout de ne pas juger définitivement tel ou tel parents, sans essayer aussi de savoir quelle a pu être son enfance.

Car eux aussi ont été enfants, ados et adultes, et eux aussi ont certainement leurs propres démons, comme nous pensons que nous les avons eu...

Je suis heureuse d'être humaine, car notre intelligence spirituelle, évolutive et surtout constructive passe surtout pas toutes ces remises en question. Une chose est certaine, c'est que l'on pense souvent que l'on a besoin de personne et encore moins de nos parents, mais que par leur éducation, nous sommes malgré tout lié avec eux, sur notre propre vie d'adulte, avec tous les tumultes que cela implique, et parfois qu'on le veuille ou pas, nous avons tendance à reproduire cette même éducation...

Il m'a fallu longtemps pour me rendre compte de certains besoins dont je manquais enfant, ado, et je me rends compte aujourd'hui, avec mes propres enfants que j'attends la même attention, et j'en arrivais parfois même à les faire culpabiliser...

Ce qui pour moi a été un choc, car en fait, si je remonte à mon passé, je me rends compte que ce manque d'attention dont j'avais tant besoin, venait ni plus ni moins de ma mère...

Bien qu'elle m'ait toujours donnée beaucoup d'affection, il me manquait le reste « l'écoute et la communication ».

J'avais besoin de cette écoute, et de cette revalorisation par complexe intérieur, et je me suis rendue compte que j'avais ôté de mon éducation parentale, par manque de temps ou trop de fatigue quotidienne, la même attention à mes enfants...

Et je me dis, que plus tard, si je n'avais pas fait cette introspection, ils auraient souffert eux aussi de ce manque d'attention et cela aurai traversé encore d'autres générations.

Car nos émotions, nos sentiments, nos frustrations, nous conduisent irréductiblement à perpétuer nos erreurs, à plus ou moins grande échelle.

Il arrive aussi parfois que nous ne suivions pas ce chemin, ce qui est formidable, car cela veut dire tout simplement que nous avons toujours la possibilité de changer les choses, et c'est en cela que l'intelligence humaine, nous prouve que nous sommes bien maître de notre destin.

A nous de choisir celui qui nous semble le meilleur...

Enfant, adolescent, adulte... un chemin instable dont nous ne maîtrisons pas forcément le parcours, mais dont nous pouvons en changer nous même les règles afin d'essayer d'être indulgents, compréhensifs, attentionnés, mais surtout heureux et en paix avec nous même...

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